SP Formation
Le ceramic coating, ou revêtement céramique, est devenu la protection de référence en esthétique automobile. Brillance profonde, effet déperlant, entretien facilité : ses avantages sont réels, à condition de bien comprendre ce qu’il fait, ce qu’il ne fait pas, et la préparation qu’il exige.
En bref
Un ceramic coating est un traitement liquide à base de dioxyde de silicium (SiO2) ou de composés siloxanes qui, une fois réticulé, forme une couche dure, transparente et hydrophobe liée chimiquement au vernis. Il protège la peinture des UV, des contaminants (fientes, sève, pluies acides) et facilite le lavage pendant 1 à 5 ans selon le produit. Il n’empêche ni les impacts de gravillons ni les rayures profondes, et doit toujours être appliqué sur une peinture préalablement décontaminée et polie.
Contrairement à une cire, qui se dépose en surface et disparaît en quelques semaines, un coating céramique forme une couche semi-permanente de l’ordre du micron. Les fabricants parlent de nanotechnologie : les particules comblent les micro-porosités du vernis puis durcissent (on parle de réticulation ou de curing). Le résultat : une surface plus lisse, plus brillante, sur laquelle l’eau perle et la saleté accroche moins.
Le marché professionnel est dominé par des marques comme Gyeon (gamme Q²), Gtechniq (Crystal Serum), CarPro (CQuartz), IGL Coatings, Koch-Chemie ou Ceramic Pro. Les versions professionnelles, plus concentrées, sont réservées aux applicateurs formés. Pour comparer avec les autres protections, lisez notre article sur le traitement céramique, protection de longue durée.
Le coating n’est pas une armure. Il ne protège pas des éclats de gravillons, des rayures profondes ni des chocs de portière : pour cela, un film de protection carrosserie (PPF) est plus adapté. Il peut laisser apparaître des traces de calcaire si la voiture sèche au soleil après un lavage à l’eau dure. Enfin, son coût est lié surtout à la main-d’œuvre : la préparation de la peinture représente l’essentiel du temps passé.
Le coating fige l’état de la peinture. Une application professionnelle suit donc un protocole strict : lavage, décontamination ferreuse et barre d’argile (clay bar), mesure de l’épaisseur de peinture, correction de peinture par polissage puis lustrage, dégraissage à l’alcool isopropylique (IPA ou panel wipe), application panneau par panneau, puis temps de réticulation de 12 à 24 heures à l’abri de l’humidité. Le polissage est détaillé dans notre article pourquoi choisir un polissage céramique, et il s’apprend lors de la formation certifiante C09 polissage et lustrage (certification RS7091).
Pour durer, une voiture céramisée se lave à la main (méthode des deux seaux, microfibres propres), sans rouleaux de station automatique, et peut recevoir un booster ou un top coat tous les quelques mois. Quand l’effet déperlant faiblit durablement, on peut réappliquer une couche. Un coating ne se retire pas au lavage : on l’élimine par polissage mécanique avant de préparer à nouveau la surface. Si vous souhaitez en faire votre métier, la formation polissage et lustrage vous permettra d’apprendre ces gestes en atelier.
Poser un coating demande de savoir diagnostiquer une peinture, la corriger sans l’abîmer et appliquer un produit qui ne pardonne pas les erreurs (surépaisseurs ou high spots, coulures, zones oubliées). C’est un savoir-faire de detailer confirmé, décrit dans la fiche métier du poseur de céramique et dans celle du polilustreur. Si vous envisagez d’en faire votre métier, découvrez comment devenir technicien en esthétique automobile.
Selon le produit et l’entretien, de 1 à 5 ans environ. Un coating professionnel multicouche, entretenu avec un shampooing pH neutre et sans rouleaux de lavage automatique, tient nettement plus longtemps qu’un produit grand public.
Il limite les micro-rayures de lavage grâce à sa dureté et à sa surface glissante, mais ne protège pas des impacts de gravillons ni des rayures profondes. Pour cela, il faut un film de protection carrosserie (PPF).
Oui. Le coating fige l’état de la peinture : les défauts présents sous la couche restent visibles. Une correction de peinture (polissage puis lustrage) est donc réalisée avant l’application.
Un coating ne part pas au lavage. On le retire mécaniquement par polissage à la machine, avec un abrasif adapté, avant de préparer à nouveau la surface et d’appliquer une nouvelle couche.
Formation pour le nettoyage et le lavage des véhicules sans eau. Suite aux restrictions d eau d un grand nombre de département Formation Detailing vous propose un nettoyage alternatif au…
Cette formation en lavage automobile vise des personnes avec un projet professionnel avéré dans le domaine du lavage automobile, souhaitant acquérir et renforcer des compétences techniques en nettoyage et entretien de véhicules afin de créer et développer une activité professionnelle dans ce secteur.
Créer et développer votre société de nettoyage automobile à la vapeur. Accompagnement personnalisé. Intégration dans un réseau reconnu
Un projet de formation ? Parlons-en
Nos conseillers vous orientent vers la bonne formation et montent votre dossier de financement.
01 76 52 48 18Prochaines sessionsRecevoir la documentation